LOUIS DE LA MONNERAYE
PEINTRE
• Né en 1969
• Vit et travaille à Avignon
Je suis tailleur de pierre de métier, restaurateur de monuments historiques depuis bientôt 35 ans et j’ai entamé il y a quelques années une exploration graphique née au sein de l’atelier de taille de pierre, de façon presque fortuite, en observant les traces laissées par les poussières de pierre et de pigments minéraux, sur certaines surfaces et dans certaines conditions.
Je développe depuis lors un procédé original, combinaison des quatre éléments (Eau/Terre/Air/Feu) avec mon corps pour seul instrument, c’est à dire sans les traditionnels outils du peintre et sur un support permanent : les œuvres ainsi créées sont systématiquement effacées et je n’en garde qu’une trace photographique afin de fixer l’éphémère.
Les tirages sont principalement réalisés sur plexiglas.
La technique que j’utilise laisse place et part belles à l’inconscient. La révélation vient donc ici après l’action, ce qui est pour moi l’essence même de mes créations.
Ces œuvres « pariétales » où s’impriment les poussières de millions d’années de sédiments relèvent d’un même prodige et révèlent le même éblouissement.
Je crois en effet en ce profond et très lointain écho qui nous traverse tous et depuis toujours, réplique immuable et fidèle d’un très ancien séisme originel, autant libérateur que créateur.
« Je suis hanté par les sédiments,
par le détritique,
par les particules accumulées,
par l’infime déposé et disposé comme la page d’un livre,
par le si léger densifié par le temps,
par l’enfoui,
par l’enfui qui resurgit du fond, pris de front dans la strate,
par la fracture dans la patiente ordonnance des choses,
par le vertigineux instantané,
par le souffle de poussière
par les souvenirs grouillants exhalés,
par la boue devenue pierre
par les souvenirs dormants exhumés,
et par la vie avant ma vie…
Ils se soulèvent tous,
en vague et en bloc,
en vrac et en roc,
pleins de coquillages entrelacés
et lancés vers la mémoire,
de l’horizontale à la verticale,
en anticlinal,
ou soudain brûlants,
geysers plutoniques.
Si loin des pesanteurs
et du broiement
et du pressant oubli
métamorphique ».
Louis de La Monneraye, Avignon, 2022
LOUIS DE LA MONNERAYE
PEINTRE
• Né en 1969
• Vit et travaille à Avignon
Je suis tailleur de pierre de métier, restaurateur de monuments historiques depuis bientôt 35 ans et j’ai entamé il y a quelques années une exploration graphique née au sein de l’atelier de taille de pierre, de façon presque fortuite, en observant les traces laissées par les poussières de pierre et de pigments minéraux, sur certaines surfaces et dans certaines conditions.
Je développe depuis lors un procédé original, combinaison des quatre éléments (Eau/Terre/Air/Feu) avec mon corps pour seul instrument, c’est à dire sans les traditionnels outils du peintre et sur un support permanent : les œuvres ainsi créées sont systématiquement effacées et je n’en garde qu’une trace photographique afin de fixer l’éphémère.
Les tirages sont principalement réalisés sur plexiglas.
La technique que j’utilise laisse place et part belles à l’inconscient. La révélation vient donc ici après l’action, ce qui est pour moi l’essence même de mes créations.
Ces œuvres « pariétales » où s’impriment les poussières de millions d’années de sédiments relèvent d’un même prodige et révèlent le même éblouissement.
Je crois en effet en ce profond et très lointain écho qui nous traverse tous et depuis toujours, réplique immuable et fidèle d’un très ancien séisme originel, autant libérateur que créateur.
« Je suis hanté par les sédiments,
par le détritique,
par les particules accumulées,
par l’infime déposé et disposé comme la page d’un livre,
par le si léger densifié par le temps,
par l’enfoui,
par l’enfui qui resurgit du fond, pris de front dans la strate,
par la fracture dans la patiente ordonnance des choses,
par le vertigineux instantané,
par le souffle de poussière
par les souvenirs grouillants exhalés,
par la boue devenue pierre
par les souvenirs dormants exhumés,
et par la vie avant ma vie…
Ils se soulèvent tous,
en vague et en bloc,
en vrac et en roc,
pleins de coquillages entrelacés
et lancés vers la mémoire,
de l’horizontale à la verticale,
en anticlinal,
ou soudain brûlants,
geysers plutoniques.
Si loin des pesanteurs
et du broiement
et du pressant oubli
métamorphique ».
Louis de La Monneraye, Avignon, 2022














