• DU 6 AU 24 FÉVRIER 2024

    GILLES BERTON & ISABELLE SIMONIN
    « CANDEUR NATURE »
    LA PORTE ROUGE
    AVIGNON

GILLES BERTON / ISABELLE SIMONIN

« CANDEUR NATURE »

Cette exposition croise nos deux regards sur une nature qui est la source principale de notre inspiration et l’objet commun de notre émerveillement. Les dessins et pièces présentés sont autant de petits cailloux qui retracent nos promenades dans la région, en Bretagne et en Hollande.

Gilles Berton :
Je dessine depuis l’adolescence, sans avoir jamais suivi de formation artistique. J’ai toujours essentiellement dessiné à l’encre de Chine, à la plume et au lavis, une technique que j’apprécie pour son caractère direct, immédiat (les repentirs sont difficiles) et son exigence de sobriété. La contemplation émerveillée de la nature est depuis longtemps ce qui me pousse à tenter de capturer la beauté sans cesse renouvelée qu’elle nous offre : arbres, rochers, montagnes, bord de mer. Je n’ai pas vraiment de démarche artistique au sens propre, je suis plus dans l’attention que dans l’intention. Je tente de transmettre le ravissement mêlé d’humilité que procure la vision d’un paysage, d’un arbre ou d’un rocher particulièrement évocateur ou émouvant. J’essaie d’en traduire la présence indifférente, de saisir comme en une épiphanie la rencontre entre la fugacité de l’instant où je les observe et leur tranquille pérennité, et de trouver là une sorte d’apaisement.

Isabelle Simonin
Le support est ma source d’inspiration principale. Je le glane dans tout ce qui m’entoure ( des bouts de papiers froissés, des débris sur un chantier, des morceaux de bois etc…)
Quand il attire mon regard ; je le cueille, je l’observe, il me parle et me renvoie à des images qui dictent ma main. Il doit être pauvre pour ne pas m’intimider et pour que je me sente libre de ma créativité.
Je ne cherche pas délivrer à tout prix un message, mon travail n’est pas intellectuel, il est sensoriel et instinctif.
J’ai l’impression de ne jamais apprendre, d’être une perpétuelle débutante, de sauter à pieds joints dans chaque nouvelle aventure qui m’emmènera sur un territoire inconnu.
C’est pour cette raison que les techniques diffèrent et sont empiriques.
Mon langage artistique est polymorphe. Je refuse de me laisser enfermer dans un style.

Vernissage : jeudi 8 février à 18h00