MIMO

ILLUSTRATEUR, PEINTRE, STREET ART

• Né en 1954
• Vit et travaille à Montfaucon

Le Script Art se situe à l’intersection du langage et de la surface picturale. Il ne relève ni du texte illustré ni de l’image commentée mais d’un travail d’inscription où écrire devient un geste plastique
Au cœur de cette pratique se déploie une dynamique opératoire : répétition des sons, dissonance et dysharmonie auxquelles s’articulent l’ambivalence du mot et les jeux homophones.
La répétition (pourtant sans cesse différente) en constitue le procédé fondamental. Elle n’est pas redondance mais érosion. En réitérant les mêmes formes (souvent à l’envers). Le Script Art use le mot et en fragilise le sens. Chaque reprise introduit une variation minimale (déplacement imperceptible, altération infime) qui transforme la stabilité apparente en champ de tension. Il ne s’agit pas d’avancer dans un récit mais de creuser une surface
De cette répétition émerge la dissonance. Elle ne s’entend pas comme un défaut, mais comme une conséquence évidente. Le langage cesse de vouloir dire : la fluidité est rompue, l’attente déjouée. La phrase ne se déploie plus, elle résiste. Il n’y a ni progression, ni résolution, mais une persistance. Ce que l’on pourrait nommer “couac” devient ici un point de bascule : le moment où le langage perd sa fonction séductrice pour révéler son immatérialité.
C’est dans cette faille que s’inscrit le travail de l’homophonie. Le mot n’est plus univoque : il se dédouble, se contredit, se contamine. Un même signifiant ouvre plusieurs directions parfois incompatibles. L’homophonie vient accentuer ce glissement. A l’oreille, les mots se confondent, à l’œil ils se différencient et se perdent. Ce décalage génère une instabilité chronique où le sens cesse de bifurquer. Le langage n’est, dès lors, plus qu’un champ de dérives où ce qu’on entend ne coïncide plus avec ce qu’on lit.
La dysharmonie, enfin, constitue le milieu dans lequel s’inscrit l’ensemble. Elle ne relève pas d’un écart ponctuel mais d’un état général. Les éléments (mots, lignes, rythmes, couleurs), coexistent sans s’organiser selon une logique d’équilibre. Aucune règle connue ne stabilise la lecture. L’ensemble se maintient dans une instabilité continue, empêchant toute résolution formelle ou sémantique.
Dans ce contexte, l’expérience du regard en est profondément modifiée. Il ne s’agit plus de lire pour comprendre, mais de faire l’épreuve d’une résistance. Le sens ne se donne pas immédiatement ; il se dédouble, se déplace, parfois se dissout dans ses propres équivoques. Le spectateur est confronté à une surface active, où le langage agit autant qu’il signifie (et il signifie parfois contre lui-même).
Le Script Art explore ainsi un seuil critique : celui où la répétition épuise le sens, où la dissonance empêche toute stabilisation, où l’homophonie trouble la lecture et où la dysharmonie devient la condition même de l’œuvre.
Dans cette tension, quelque chose persiste : le signe, lorsque le sens a enfin lâché.

MIMO

ILLUSTRATEUR, PEINTRE, STREET ART

• Né en 1954
• Vit et travaille à Montfaucon

Le Script Art se situe à l’intersection du langage et de la surface picturale. Il ne relève ni du texte illustré ni de l’image commentée mais d’un travail d’inscription où écrire devient un geste plastique
Au cœur de cette pratique se déploie une dynamique opératoire : répétition des sons, dissonance et dysharmonie auxquelles s’articulent l’ambivalence du mot et les jeux homophones.
La répétition (pourtant sans cesse différente) en constitue le procédé fondamental. Elle n’est pas redondance mais érosion. En réitérant les mêmes formes (souvent à l’envers). Le Script Art use le mot et en fragilise le sens. Chaque reprise introduit une variation minimale (déplacement imperceptible, altération infime) qui transforme la stabilité apparente en champ de tension. Il ne s’agit pas d’avancer dans un récit mais de creuser une surface
De cette répétition émerge la dissonance. Elle ne s’entend pas comme un défaut, mais comme une conséquence évidente. Le langage cesse de vouloir dire : la fluidité est rompue, l’attente déjouée. La phrase ne se déploie plus, elle résiste. Il n’y a ni progression, ni résolution, mais une persistance. Ce que l’on pourrait nommer “couac” devient ici un point de bascule : le moment où le langage perd sa fonction séductrice pour révéler son immatérialité.
C’est dans cette faille que s’inscrit le travail de l’homophonie. Le mot n’est plus univoque : il se dédouble, se contredit, se contamine. Un même signifiant ouvre plusieurs directions parfois incompatibles. L’homophonie vient accentuer ce glissement. A l’oreille, les mots se confondent, à l’œil ils se différencient et se perdent. Ce décalage génère une instabilité chronique où le sens cesse de bifurquer. Le langage n’est, dès lors, plus qu’un champ de dérives où ce qu’on entend ne coïncide plus avec ce qu’on lit.
La dysharmonie, enfin, constitue le milieu dans lequel s’inscrit l’ensemble. Elle ne relève pas d’un écart ponctuel mais d’un état général. Les éléments (mots, lignes, rythmes, couleurs), coexistent sans s’organiser selon une logique d’équilibre. Aucune règle connue ne stabilise la lecture. L’ensemble se maintient dans une instabilité continue, empêchant toute résolution formelle ou sémantique.
Dans ce contexte, l’expérience du regard en est profondément modifiée. Il ne s’agit plus de lire pour comprendre, mais de faire l’épreuve d’une résistance. Le sens ne se donne pas immédiatement ; il se dédouble, se déplace, parfois se dissout dans ses propres équivoques. Le spectateur est confronté à une surface active, où le langage agit autant qu’il signifie (et il signifie parfois contre lui-même).
Le Script Art explore ainsi un seuil critique : celui où la répétition épuise le sens, où la dissonance empêche toute stabilisation, où l’homophonie trouble la lecture et où la dysharmonie devient la condition même de l’œuvre.
Dans cette tension, quelque chose persiste : le signe, lorsque le sens a enfin lâché.

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